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Séminaire d’histoire du spectacle vivant

lundi 8 novembre 2010

HISTOIRE DU SPECTACLE VIVANT, XIXe-XXe SIÈCLES

Séminaire de recherche du Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines (CHCSC), sous la responsabilité de de Jean-Claude Yon, maître de conférences HDR à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, Graça Dos Santos, maître de conférences à l’Université Paris Ouest Nanterre.

Le lundi, de 17h30 à 19 h, à la Société d’Histoire du Théâtre, Bibliothèque nationale de France, 71 rue de Richelieu, 75002 Paris (rendez-vous devant le 71, sauf le 8 novembre, rendez-vous au 4 rue Vivienne)

Programme 2010-2011

- 8 novembre 2010, de 17h30 à 19 h :

Salle des commissions de la BNF (site Richelieu, entrée par le 4 rue Vivienne, 75002 Paris)

Emmanuel Wallon : De l’éducation populaire à la médiation culturelle : discours et pratiques au nom du théâtre public

Feuilleter le programme de saison d’une scène subventionnée aujourd’hui, c’est égrener une série de spectacles de toutes disciplines, et aussi passer en revue toute une gamme d’actions destinées à préparer, approfondir ou prolonger le temps de la rencontre avec les œuvres. Aux classiques débats "au bord du plateau" avec les auteurs, metteurs en scène, chorégraphes et interprètes, parfois accompagnés d’experts ou d’invités, s’ajoutent des visites guidées en coulisse, des interventions en milieu scolaire, des conférences du dimanche, des séances de formation, des ateliers ouverts aux amateurs, des comités de lecture requérant le concours de volontaires, des répétitions publiques, des présentation de travaux en cours, des réunions réservées aux relais du service des relations avec le public, des soirées festives et des sorties thématiques, quand il ne s’agit pas pour les spectateurs de monter eux-mêmes sur les planches aux côtés de comédiens ou de danseurs professionnels.

L’abondance de ces offres varie d’un théâtre à l’autre selon l’engagement des équipes dirigeantes et l’implication des compagnies de passage. Leur éclectisme témoigne non seulement de la variété des inspirations doctrinales et des expériences concrètes qui les ont dictées, mais encore de la diversité des tutelles territoriales qui réclament ces opérations de médiation comme un gage de "démocratisation culturelle". Au delà de leur efficacité supposée pour élargir l’assistance des établissements artistiques, qui n’a cessé d’alimenter des controverses passionnées entre critiques dramatiques, fonctionnaires ministériels et sociologues de la culture depuis les apéro-concerts organisés par Jean Vilar au Théâtre national populaire, elles présentent un intérêt certain pour l’étude de l’historien. Il y décèlera la marque des grands discours qui permirent de justifier l’édification du théâtre public depuis la Libération, ainsi que la trace des pratiques, souvent hétéroclites, éprouvées sous différentes appellation par ses bâtisseurs, de l’éducation populaire à l’éducation artistique, en passant par l’élastique et polymorphe notion d’action culturelle.

- 6 décembre 2010 :

Florence Fix : L’histoire au théâtre, 1870-1914

Au cours de cette séance, Florence Fix nous présente les grands thèmes qu’elle a développés dans son dernier ouvrage, L’histoire au théâtre, 1870-1814, paru en 2010 aux Presses Universitaires de Rennes. Entre 1870 et 1914, le théâtre fin-de-siècle affirme la continuité du drame historique romantique en contestant pourtant ses valeurs : l’héroïsme et la noblesse d’âme sont désormais suspects et invalidés, la scène européenne préfère les petits faits aux grands évènements et les faiblesses des grands hommes à leurs moments de gloire. Ce théâtre produit une histoire parallèle et dissidente à la grande histoire, interrogeant ce qui mérite d’être historique et de rester dans les mémoires.

- 10 janvier 2011 :

Anne Penesco : Mounet-Sully, Paul Mounet et le travail de l’acteur

Ces deux grands tragédiens de la charnière XIXe-XXe siècle - frères dans la vie - furent pendant plus de vingt-cinq ans partenaires à la Comédie-Française, se donnant la réplique ou bien jouant en alternance les mêmes rôles. Nous entrerons dans l’intimité de leur labeur quotidien, les montrerons en scène pendant les répétitions et les spectacles, afin de comprendre comment ils construisent leurs personnages et articulent leurs natures si différentes. Le premier pratique la musique, la sculpture et la peinture, fréquente assidûment les musées, se plonge dans les études des spécialistes avant de donner libre cours à son imagination ; le second utilise dans ses créations de solides connaissances scientifiques (il a fait des études de médecine) et une force physique digne d’un athlète. Tous deux ont en commun des dons multiformes exceptionnels, le refus des conventions et des traditions poussiéreuses et l’amour passionné du théâtre qu’ils servent avec humilité et sincérité.

- 7 février 2011 :

Marguerite Chabrol et Tiphaine Karsenti : Les interactions entre théâtre et cinéma aujourd’hui : enjeux théoriques d’une étude croisée

Dans le prolongement de travaux menés en atelier depuis 2008 et dans la perspective d’un colloque international prévu au mois de mars 2011, il s’agira de s’interroger sur les différentes formes d’importations d’un art dans l’autre, à partir d’un dialogue entre spécialistes des deux disciplines, études théâtrales et cinématographiques. L’ouverture de chacun des deux champs aux outils méthodologiques et conceptuels de l’autre doit permettre de renouveler les analyses désormais classiques sur les liens entre théâtre et cinéma. La définition du terme « théâtralité », rarement précisée malgré la fréquence de l’emploi du mot, sera ainsi l’un des enjeux de cette intervention, qui s’attachera également à étudier la pertinence de l’utilisation d’un concept symétrique, « cinématographicité ».

- 7 mars 2011 :

Cyril Triolaire : La recomposition de la vie théâtrale provinciale au lendemain des décrets impériaux de 1806-1807

Au sortir d’une décennie révolutionnaire qui a bouleversé en profondeur le quotidien théâtral dans les départements, l’heure est, dès les débuts du Consulat, à un retour à l’ordre dramatique. Le passage à l’Empire marque à l’évidence une étape décisive dans la réorganisation de la vie théâtrale locale et pas seulement par la restauration du privilège et le rétablissement de la censure. Les nouveaux règlements et décrets adoptés en 1806-1807 participent à une recomposition profonde du paysage théâtral dans les régions. Les pratiques des professionnels et des amateurs, l’économie et les rythmes des spectacles, la circulation des troupes et les carrières des artistes, les programmations des sociétés dramatiques brevetées et des compagnies simplement autorisées sont directement affectés. C’est cette recomposition, au plus près des réalités provinciales, au cœur du Massif Central, que nous vous proposerons de saisir.

- 4 avril 2011 :

Alice Folco : « Mettre en scène » au XIXe siècle : questions de sémantique

Partant du constat qu’un vocabulaire nouveau apparaît au XIXe siècle pour désigner la représentation scénique et sa mise en oeuvre, il s’agirait de réfléchir aux changements (dans les pratiques comme dans les réflexions sur le théâtre) que laisse supposer cette modification de la terminologie théâtrale, en interrogeant les évolutions de sens que « mise en scène » et « mettre en scène » ont pu connaître tout au long du siècle.

- 9 mai 2011 :

Philippe Marcerou : Le très prévisible naufrage du Théâtre Pigalle (1929-1958)

En construction depuis 1924, le Théâtre Pigalle est inauguré au 10, rue Pigalle le 20 juin 1929. Henri de Rothschild (au théâtre, André Pascal), puis Philippe de Rothschild, son fils, ont bâti un théâtre de 1100 places doté de la machinerie la plus sophistiquée au monde. Ils donnent la direction artistique à André Antoine (1929), puis à Gaston Baty (1929), puis à Louis Jouvet (1930), et l’administration à Alexandre Astruc. Après quelques succès français (Histoires de France de Guitry, Donogoo Tonka de Jules Romains, Judith de Giraudoux) et étrangers (La Chauve souris, mis en scène par Max Reinhardt), les finances du théâtre se dégradent rapidement et le Théâtre Pigalle devient tour à tour un cinéma (1932), un théâtre d’opérettes (1936), une scène expérimentale (1938), un lieu de cours (1939). De 1944 à 1948, on donne quelques pièces et quelques revues, mais le Théâtre Pigalle doit fermer ses portes ; il est vendu en 1958 à un promoteur qui en fait un garage.

- 20 juin 2011 :

Graça Dos Santos : La célébration du peuple : le théâtre de l’écrivain portugais Miguel Torga

Le théâtre est un genre dont on estime souvent qu’il occupe une place secondaire dans l’œuvre de Miguel Torga, davantage vanté en tant que poète, diariste ou encore pour ses contes et ses nouvelles. Nous évoquerons cependant les 4 pièces laissées par l’auteur décédé en 1995 et dont le Portugal a commémoré le centenaire de la naissance en 2007. En effet, peu étudiées, elles sont cependant emblématiques de cet écrivain « identitaire » dont la plume n’a cessé de célébrer son pays par le biais du peuple qu’il évoque au-delà de la constatation sociale et qu’il incorpore dans une vision patrimoniale. Nous verrons en quoi la représentation torguienne du peuple diffère de celle promue par la dictature jusqu’en 1974 et en quoi elle est tout autant portugaise qu’universelle.

Voir en ligne : le site du Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines (CHCSC)

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